Turquie

Départ pour Istanbul

Train express des Balkans, c’est le nom du train. On peut en effet l’appeler de cette façon avec 3 heures 30 de retard. J’ai rencontré des Mexicains et deux Portoricains. C’est une grande animation quand quatre Mexicains se retrouve par hasard. Carlos, un des portoricains, m’offre un drapeau de Porto Rico.
Me voilà à la frontière turque. Jusqu’à présent c’est la seule frontière où il faut se déplacer du train pour aller jusqu’au bureau recevoir un cachet (il m’encode quand même dans un ordinateur). Pas facile de se lever si tôt

Istanbul

A l’arrivée à Istanbul, comme je m’y attendais, je fus accueillis par des personnes pour me refiler un logement. Finalement je choisi de suivre les mexicains dans leur hôtel. Cela me permet de loger de façon décente pendant deux nuits. A 1100 francs la nuit après deux nuits en train, cela fait 550 francs la nuit : c’est une bonne moyenne. Aujourd’hui j’ai visité la mosquée bleue et Sainte Sophie tant décrite par le professeur Noël. (professeur d’histoire à l’U.C.L.) Huit ans que j’avais envie de la voir. Un rêve accomplis. J’ai également parcourus le Grand Bazar. J’y trouves des Levi Strauss à 900 francs, apparemment authentique. Les « mêmes » dans le quartier de Tacsim : 3000 francs.

Le plus dur à avaler à Istanbul, c’est que je me suis fait piquer trois mille francs belges. Pas par un pickpocket mais devant moi parce que je faisais confiance à ces porteurs de limonade. Il a pris son dû dans ma bourse et moi j’ai pas regardé le nombre de « 0 » du billet. (Il existe en Turquie des billets jusqu’à 5.000.000. Là dessus, j’ai râlé, j’ai pesté, je me suis dis que les Turcs c’est tous des voleurs. Et puis,…j’avais laissé mon guide du routard tout l’après-midi sur une table à l’entrée de l’hôtel. Le soir il y était encore, finalement cela compense.

Le soir, c’est pas terrible. J’ai rédigé mes cartes postales et je suis allé dormir. Demain est programmé la visite de Topkapi. C’est pas facile quand on est dans un groupe, on doit toujours attendre. Ici, si j’étais seul, je serais déjà à Topkapi depuis 9h30, il est 12h00. Malgré ce retard, la journée fût merveilleuse. Le palais de Topkapi est merveilleux . Beaucoup de trésor mais également beaucoup de touriste. Les Mexicains racontent des blagues. Je ne comprend pas tout mais qu’importe, le contact est là Je découvre un restaurant avec les mexicains. J’ai également visité la basilique souterraine et j’ai fait un tour sue le Bosphore. Là j’ai regretté de ne pas être en couple.J’ai également vu la tour Galatta

Le soir, on sort. L’idée est d’aller en boîte (donc je ne prends pas mon appareil photo:dommage !!). Un guide est avec nous. Il cherche en premier lieu une boîte branchée, à la troisième il trouve. On boit un verre. C’est à peu près comme chez nous : Même musique, majorité de garçon, on boit et on danse. Ensuite, on se dirige dans un café turc. Un Raké (alcool local) nous est servi avec des fruits. Les turcs se mettent à danser. Une danse en ligne avec des pas identiques. Il n’y a dans ce café que des hommes, peu discute, peu danse, il écoute la musique. On dirait qu’il passe juste le temps. Les taxis turcs ne sont pas cher. Deux cents francs belges pour traverser la ville.

Un gosse à encore essayé de me tromper sur les « 0 » des billets mais pris une fois, je ne me suis plus laisser faire.

J’ai décidé de rester un jour de plus à Istanbul. Donc trois nuits. Aujourd’hui je visite la mosquée de Soliman le magnifique et j’irais de l’autre coté de la Corne d’Or. J’aurais vu ce que je voulais voir avec les Latinos-américains. A un rythme un peu lent, mais j’ai vu. J’ai également fais des choses que je n’aurais pas fait seul (sorties le soir par exemple). Je pense faire la rive asiatique demain.J’ai visité seul la mosquée du sultan Soliman. – Belle mosquée -. Je me suis joint à un groupe de Français avec un guide. Ce qui m’a appris pas mal de chose comme que l’on ne fume pas dans une mosquée et que pour se tourner vers la Mecque on peut choisir de se tourner vers une mosquée. Je me suis rendu en haut de la tour Galata : Vue merveilleuse. Ensuite dans le quartier de Tacsim et enfin je me suis perdu dans les faubourg d’Istanbul. J’ai appris que le Galatasarai est le club de foot d’Istanbul. Ce fut encore une journée Marathon !!
Aujourd’hui, je visite la rive asiatique. Le 7 juillet 1998, j’ai posé pour la première fois le pied sur le sol asiatique. Un petit pas pour moi et c’est tout. La partie asiatique n’est pas différente de la partie européenne. J’ai visité un cimetière musulman. Quelle différence, que d’arbre, que de tombes et des chemins asphaltés pour parcourir le tout.Encore une fois ma façon de voyager m’as permis de rentrer en contact avec la population. Ah, si il n’y avait l’obstacle de la langue. Je suis rentré dans une mosquée où personne comme touriste ne met les pieds. D’ailleurs les gens se demandait ce que je faisais là. J’y ai rencontré Smaïn qui gardait les toilettes. Il se fit un plaisir de me guider, après la prière, dans la mosquée. Me montra la salle de prière, le Mirab, l’école coranique et la place des femmes. Il m’indiqua l’endroit de l’aumône (bien sur) et me demanda de l’argent pour son fils qui collectionne les monnaies étrangères. Je lui donne 10$ plus par charité sachant que les touristes étrangers ne sont pas monnaie courante à cet endroit de la ville.

Encore une fois, on a essayé de m’arnaquer avec les « 0 » une bande vendant des jetons de bus voulait me faire payer dix fois le prix 1.500.000 à la place de 150.000.(Soit 140 francs à la place de 14 francs) C’est quand même incroyable le nombre de malhonnête. Il était même fâché sur moi quand j’ai flairé l’arnaque.

Je suis allé faire des photos de coucher de soleil sur le pont Galata. Je cherchais la meilleure vue quand un gros Turc moustachu et poilu me demanda l’heure. Après quelques minutes de discussion, il me propose d’aller chez lui pour baiser. Après que j’aie refusé, il me proposa même de l’argent. Ca va pas non ! ! J’ai eu la frousse de ma vie, je me suis demandé ce qu’il se passait.

Me revoilà à la frontière turque. Pensant que ce n’était que quelques formalités, je donne mon passeport. Il y a un problème. Ils ont besoin d’un visa. C’est le bureau plus loin. Je cours. Le douanier dors. Normal, il est quatre heures du matin et mon train qui va partir. Il me dit « Visa Belgique 300 francs belges». Mais j’ai pas d’argent belge sur moi. Le gars est embêté. Pas d’argent belge sur un belge cela lui semble anormal. Mais bon sang, j’ai des dollars, des marks, des levas, des lei, des livres Turques, des Shilling…et lui il fait un drame parce que je peux pas payer en francs belges. Finalement, je lui donne dix dollars. Il me fait un visa à dix dollars en me disant que c’est le visa des espagnols. Je m’en fous, j’ai mon visa. Je peux enfin faire cacheter ce foutu passeport avec un visa qui me permet de rester trois mois dans le pays alors que j’en sort.

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